Le roman « les quatre saisons du citronnier » de Souad Benkirane

 

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Venue chercher un acte de naissance dans la région où elle est née, la vieille Morjane, qui séjourne alors chez sa petite-fille, fait une rencontre inattendue. Chtoukiya et elle se sont connues à Fès il y a soixante ans, elles ont vécu dans la même maison et ont partagé le lit du même homme, mais elles ne pensaient jamais se revoir. Cette rencontre inopinée libère un flot de souvenirs en Morjane et intrigue sa petite-fille… Au Maroc, au début du XXe siècle, des femmes venaient encore, sous la contrainte, grossir le cheptel des harems du pays. Enlevées dans les campagnes marocaines, elles étaient vendues au plus offrant partout dans le royaume. Esclaves, concubines ou épouses, obligées de vivre sous le même toit, elles se sont liées d’amitié ou haïes, mais elles sont restées unies par le drame de leur arrachement, souvent très jeunes, à leur famille.

A M2M, nous avons bien aimé le roman de Souad Benkirane. Simple, précise et sans fioriture, son écriture nous plonge directement dans un univers bien particulier. Ce récit censé dépeindre un huis clos féminin, nous en dit évidement beaucoup sur la société marocaine de cette époque.

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L’action socio-culturel, le maillon disparu

Malgré de faibles moyens à M2M, nous avons décidé de renouer avec l’action socio-culturelle. En effet, on avance  toujours en gagnant d’abord le combat des idées, car c’est bien lorsque les esprits sont convaincus que les meilleurs intentions comme les pires s’imposent.

M2M milite pour le « vivre et agir ensemble » en recréant un pont entre le social et le culturel, c’est pour cette raison qu’il nous semble souhaitable que les acteurs locaux de la culture inscrivent dans leurs mission le parrainage de petites associations locales comme la notre.

Si évidement l’on considère que pour enrichir culturellement un public populaire, il est souhaitable de privilégier une progression par palier, alors nous à M2M nous voulons bien faire parti de ceux qui facilitent l’accès aux premières marches de ce parcours.

Nous disons oui pour participer modestement à la diffusion d’une réflexion critique sur le monde qui nous entoure.

Soutenir les petites associations socio-culturelles en facilitant leurs accès aux espaces culturelles de diffusion, c’est favoriser la diversité des expressions.

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Retour sur le trio Sabâ à Valence

Le 15 Avril dernier nous avions le plaisir de recevoir à la MJC du Grand Charran le trio Sabâ pour une belle soirée musicale qui a réuni une centaine de personnes.

Le Dauphiné en parle :

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Le trio Sabâ en concert à Valence

M2M vous propose une nouvelle soirée le 15 avril 2017 à 20h30 avec le Trio Sabâ :

Étonnante alchimie que celle distillée par le trio Sabâ! Un savant mélange
d’harmonies qui révèle toute la richesse de cette rencontre entre trois
musiciens aux multiples infuences. Ils composent, arrangent, interprètent
pour faire généreusement vibrer les cordes du piano, oud et mandole ; les
caisses et peaux des percussions, portant le chant séculaire des peuples du
soleil à la lueur d’histoires contées avec raffinement.
Les chemins d’Agathe Di Piro, Malik Ziad et Mehdi Laifaoui se sont croisés à
un point d’abondance : Sabâ
Une délicate rencontre musicale, humaine, poétique et fraternelle, où la
musique est vecteur de paix, la différence une richesse et le multiculturalisme,
source de création…
Mehdi Laifaoui : chant, percussions
Malik Ziad : oud, mandole, guembri, choeurs
Agathe Di Piro : piano, choeurs

 

Rendez-vous le samedi 15 avril à 20h30 à la MJC du Grand Charran à Valence

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Retour sur la projection de Chaâba, du bled au bidonville

Le 28 janvier, M2M proposait une diffusion du documentaire « Chaâba, du bled au bidonville », réalisé par Wahid Chaib et Laurent Benitah.

Après la projection, était organisée une discussion entre Azouz Béga, Wahid Chaib et le public sur la parole des pères, mères et enfants de cette époque et la nécessité de transmettre aux générations suivantes le vécu de nos anciens « chibanis » dont l’histoire personnelle est aussi celle de la France.

Une belle soirée qui a réuni une centaine de participant, à la MJC du Grand Charran.

Le Dauphiné en parle :

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Feuilleton : Les premières émigrations drômoise en Algérie (03)

Relisez les précédents articles de ce feuilleton : épisode 1 et épisode 2

Avec Philippe Bouchardeau (historien), nous continuons notre voyage dans le temps pour découvrir les premières familles drômoises qui, poussées pas la misère et la famine qui sévissaient alors dans le Vercors, partiront coloniser l’Algérie. Il est possible de reconstituer avec une relative précision le nombre d’émigrants drômois partis entre 1850 et 1870. Deux registres spécifiquement consacrés à l’émigration en Algérie sont tenus par la préfecture de la Drôme et permettent un comptage.

La vague des colons de 1850 à 1870

Durant ces 21 ans, au total 696 passeports ont été délivrés, soit en moyenne 33 par an. Le nombre d’émigrants est beaucoup plus important que le nombre de passeports, puisque un seul passeport est accordé souvent à une famille entière, ou à un individu accompagné de son épouse ou de son domestique par exemple, voire à un individu qui part avec quatre à cinq personnes comme les religieuses. Entre 1850 et 1855 par exemple, les 74 passeports délivrés correspondent à 345 individus, soit une moyenne de 4,6 individus par passeport. Sur le passeport d’un cultivateur de La Chapelle en Vercors, dix noms dont celui du bénéficiaire sont portés. Un autre de Soyans part avec huit autres personnes dont le nom est porté sur son passeport. Des cultivateurs de Glandage, Treschenu, Chabeuil, St Agnan, bénéficient d’un passeport pour huit personnes !
Ce type de comptage confirme la dimension collective et le plus souvent familiale de l’émigration drômoise vers l’Algérie à cette période.

 

Les terres d’exil d’où l’on part.
De la ville à la campagne 96 communes drômoises ont donné ensemble, entre 1850 et 1870, 696 ménages candidats à l’émigration en Algérie, révélant une forte dispersion, il est frappant de voir la forte concentration de postulants qui produisent certaines petites communautés du nord de la Drôme, du Diois ou du Vercors. La carte du nombre de passeports délivrés par commune est toutefois proche de celle de la hiérarchie de population : plus la commune est importante, plus les émigrants vers l’Algérie sont nombreux.
Les villes ont fourni leur lot d’émigrants et tout particulièrement Valence avec 111 départs, Romans (43) et Montélimar (21). Il faut prendre en compte à Valence le cas particulier des religieuses nombreuses à quitter le chef-lieu de la Drôme pour l’Algérie. Mais les petites cités de 2 000 à 10 000 habitants, Bourg-lès-Valence (27 départs), Bourg de Péage (20), Crest (27), Loriol (12), Die (15) et Chabeuil (19), ne sont pas en reste.

La vallée du Rhône, mais tout particulièrement la région valentinoise, les basses vallées de l’Isère et de la Drôme sont les principaux pôles d’émigration. Alors que de grands vides apparaissent dans le Nyonsais, les Baronnies et le Haut Diois, des zones rurales figurent parmi les fortes pourvoyeuses d’émigrants comme celles du nord de la Drôme, le canton de Bourg de Péage, de Livron, mais aussi de Crest sud et le Diois. Le Vercors et le Royans apportent également leur lot de colons.

 

Solidarité et mobilité : partir en famille et en groupe
Contrairement à la période antérieure à la Seconde République, l’émigration n’est donc pas surtout une affaire d’hommes seuls. Pour ce qui concerne les cultivateurs, c’est en général la famille complète qui accompagne le père. Voici d’Eurre, Beaulien, 45 ans, qui va s’installer à Mostaganem avec sa femme et ses six enfants âgés de 6 à 20 ans. Le départ à partir d’un même village vaut aussi parfois pour les familles. Les quatre membres de la famille Guétat et les quatre Sauzet, tous de Barcelonne, petite commune du canton de Chabeuil. Le départ de l’épouse est parfois légèrement différé. Ainsi, par exemple, Louis Cordeil, 28 ans, cultivateur à Eurre part en juillet 1855. Le 11 juillet, Clémence Serre femme Eynard, 33 ans, bénéficie d’un passeport pour s’en aller rejoindre son mari avec ses trois enfants (un garçon de 8 ans et deux filles de 10 ans et 18 mois)

La femme comme l’enfant sont invités à se joindre au cultivateur dans l’aventure de la colonisation agricole, et peu importe si l’accouchement est parfois proche. Le registre d’état civil de Méaudre (dans le Vercors côté Isère) possède la merveilleuse déclaration de naissance de Marie, Delphine, Adèle, Charlemagne, née dans la soirée du 24 décembre 1851, sur le vapeur qui emmenait sa famille vers l’Algérie, vapeur dénommé … « Le Charlemagne ».

 

Quelles sont les motivations des candidats à l’émigration ?
La vision donnée par l’étude de dossiers de demandes et par les sollicitations des élus locaux donne toutefois des indications. L’espoir d’une vie meilleure, le souhait d’échapper à la misère, sont le plus souvent avancés. Les dossiers individuels évoquent longuement ces cas de miséreux qui sollicitent un passeport gratuit. Paysans sans terre, petits propriétaires ou ouvriers se transformant en colons figurent en nombre parmi les demandeurs.
Quarante et un ans, un mètre soixante, châtain aux yeux bruns, voici par exemple Joseph Reynard, cultivateur à Arpavon dans les Baronnies qui décide de partir avec sa femme et ses quatre enfants en Algérie. Admis dans la province d’Alger en août 1854, ce petit propriétaire miséreux, paysan sans terre, a-t-il fait fortune en Algérie ? Le plus souvent agriculteurs et ouvriers vont semble-t-il retrouver cette activité en Algérie. Certains agriculteurs bénéficient du statut de colon concessionnaire, d’autres prévoient de changer d’activité.

Les professions intellectuelles sont très rares comme les médecins, avocats … ; à noter toutefois un vétérinaire qui figure dans la liste des bénéficiaires de passeports pour, sans doute, accompagner l’adaptation et le développement attendu de l’élevage. Ainsi la mobilité n’est pas que le fait de manœuvriers sans qualification, sans métier sur place, voire sans feu ni lieu. Avec une force grandissante, c’est une mobilité des savoir-faire qui semble se mettre en place.

 

D’après Bouchardeau (Philippe), Les émigrations drômoises en Algérie au milieu du XIXe siècle, Revue drômoise, Les Drômois et l’Algérie 1830-1962, N° 503, mars 2002

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Le français de Roseville

Couverture - Le Français de RosevilleM2M a eu un coup de coeur pour le 1er roman d’Ahmed Tiab: « le Français de Roseville ». ahmed est professeur contractuel d’Espagnol et d’Anglais à Nyons. Nous avons aussi voulu enquêter sur l’auteur de cette intrigue policière.

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Deux enseignants du maghreb

C’est avec un réel plaisir que nous avons rencontré René S., instituteur à Rabat au Maroc de 1963 à 1975 et Améziane, fils de Mohamed A., l’un des premiers enseignants indigène en Algérie dans les années 30/40.

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Freeklane de retour dans les bacs

Freeklane, le groupe de pop algérienne est de retour dans les bacs en 2017 avec son deuxième album : Nomad.

 

 

Retrouvez Freeklane sur leur page facebook

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Projection débat avec Azouz Begag et Wahid Chaib

En dépit des arrivées massives d’immigrés venus participer à la reconstruction de la France après la 2ème guerre mondiale, les opportunités de logement offertes par l’état restaient insuffisantes. Pour beaucoup, la construction de bidonvilles fût une solution de fortune pour se loger.  

Azouz Begag, ancien ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances, est un enfant du « Chaâba », ce bidonville de Villeurbanne, dont son roman « Le Gone du Chaâba » publié en 1986, témoigne de ses souvenirs. 

Après la diffusion du documentaire « Chaâba, du bled au bidonville », réalisé par Wahid Chaib et Laurent Benitah, Azouz interviendra et échangera avec le public sur la parole des pères, mères et enfants de cette époque. Témoin de cette histoire, Azouz Begag reviendra sur la nécessité de transmettre aux générations suivantes le vécu de nos anciens « chibanis » dont l’histoire personnelle est aussi celle de la France.

Il sera accompagné par Wahid Chaib réalisateur et musicien, qui clôturera en chanson cet hommage.

Soirée organisée avec le soutien du conseil général de la Drôme.

 

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